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Selon le spécialiste des langues indo-iraniennes Harold Walter Bailey (1899-1996), les Xiongnu auraient des origines iraniennes, car il identifie tous les premiers noms Xiongnu connus, qui datent du IIe siècle av. J.-C., comme étant liés aux différentes langues parlées à l'époque dans la région qui correspond actuellement à l'iran. Cette théorie est soutenue par le turcologue Henryk Jankowski. Christopher I. Beckwith, un sinologue spécialiste de l'Asie centrale, note que le nom Xiongnu peut être un dérivé de Scythe, Saka et Sogdien, correspondant à un nom pour les Iraniens du Nord. Selon Beckwith, les Xiongnu auraient pu avoir une composante iranienne de premier plan au début, mais il est plus probable qu'ils aient été auparavant les sujets d'un peuple iranien et que par la suite, ils aient reproduit le modèle nomade iranien de leurs anciens maîtres. Dans l'Histoire des civilisations de l'Asie centrale publiée par l'UNESCO en 1994, János Harmatta, le rédacteur en chef de l'ouvrage, affirme que :
Sources : fr.wikipedia.org
« Les tribus royales et les rois [des Xiongnu] portaient des noms iraniens, tous les mots Xiongnu notés par les Chinois peuvent être expliqués à partir d'une langue scythe, et qu'il est donc clair que la majorité des tribus [Xiongnu] parlaient une langue iranienne orientale. »
Sources : fr.wikipedia.org
Les études de paléogénétique montrent que les populations Xiongnu étaient très proches des populations du bronze moyen de Sibérie méridionale ou de l'âge du fer de la région de Krasnoïarsk et de la république de Touva confirmant la présence d'ascendance de la culture d'Andronovo (la plupart des chercheurs associent l'horizon d'Andronovo aux locuteurs des premières langues indo-iraniennes) ou scytho-sibérienne chez les Xiongnu.
Sources : fr.wikipedia.org
Le son du premier caractère chinois (匈) du mot « Xiongnu » a été reconstruit sous la forme qʰoŋ en chinois archaïque. Ce son présente une possible similarité avec le nom « Hun » dans les langues européennes. En revanche, le deuxième caractère (奴) semble n'avoir aucun parallèle/équivalent dans la terminologie occidentale. Les Huns dits « Alkhon » (bactrien : αλχοννο, alkhonno), présents dans le nord de l'Inde, utilisaient cependant l'appellation χον (khon) sur leur monnaie, ce qui est généralement interprété comme signifiant « hun ». Les Alkhon, après avoir pris le contrôle de l'Hindou Kouch, ont commencé leurs échanges diplomatiques avec la Chine en 457 (probablement sous la dynastie Wei du Nord). Il est difficile de dire si cette similitude est une preuve de parenté ou une simple coïncidence. Elle peut accréditer la théorie selon laquelle les Huns seraient en fait des descendants des Xiongnu du nord qui auraient migré vers l'ouest, ou que les Huns utiliseraient un nom emprunté aux Xiongnu du nord, ou encore que ces derniers feraient partie de la confédération des Huns. L'hypothèse Xiongnu-Hun trouve son origine dans une théorie avancé par l'historien français du XVIIIe siècle Joseph de Guignes, qui a remarqué que les anciens érudits chinois avaient désigné les membres des tribus associées aux Xiongnu par des noms similaires à « Hun », bien qu'avec des caractères chinois variables.
Sources : fr.wikipedia.org
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